Depuis hier soir, le monde brûle. Les Janissaires et le Ronin ont lancé un assaut de grande envergure sur l’escadron de la Liberté paranéenne (soit l’asservissement idiomatique) et la nouvelle Oblature Toukiniste (c’est dur de se débarrasser de la mauvaise herbe...).
Et depuis hier soir vous vous répondez tous en larmoyantes complaintes, communiqués mensongers, accusations fallacieuses et marqués pour certains par une mauvaise foi que peu d’esprits sains auraient osé.
Revenons un peu en arrière, vous qui pleurez du déséquilibré ou demander une attaque justifiée et loyale. Souvenez vous de l’Arche, que vous avez traînée dans les flammes par la coalition immonde de vos forces désœuvrée, dans une seule volonté expansionniste que vous n’avez même pas la décence de reconnaître.
Cessez de parler d’honneur et de loyauté, de guerres nobles et de croisades pour la justice. Ces termes eux mêmes vous sont inconnus. Enfants du bloc des mercenaires, vous êtes les mêmes spectres que vous prétendez combattre.
Les Janissaires ne se cherchent pas une conscience inexistante. Ils ne prétendent pas être un modèle d’honneur, une école de pensée. Ils se revendiquent une fraternité d’entraide, sous l’égide d’un sultan. A ce titre, bien que leurs buts puissent être aisément contestables, leur honnêteté envers eux mêmes est indéniable. Et c’est à ce titre que je les devinent davantage dignes que la carcasse d’un vieux toxicomane qui s’accroche à une gloire passée qu’il me chante depuis près de 1200 cycles mais dont je n’ai vu qu’une contrefaçon tronquée et déplorable. Plus noble aussi que les vieux clones des anciens Toukinistes, ceux là même qui ne juraient que par l’égoïsme, qui saccagèrent notre monde avant de se consumer dans la couardise et l’orgueil, sous les flammes d’un oiseau de jadis.
Vous me direz que je crache sur les valeurs Toukinistes et les idéaux paranéens. Je le conteste. Je ne puis cracher sur l’inexistant. Peut être les nouveaux maîtres du château de Ronin sont ils d’aussi grand pleutres que ce vieux Pedro, accrochés à des querelles oubliées et des vengeances inexistantes. Vomissez votre haine; eux au moins ont le bénéfice d’innover et dé pouvoir encore faire leurs preuves.
Vous avez créer ce monde post Ombre d’Eden. Ne pleurez pas sur l’idéal pour lequel vous vous êtes battu. La liberté de se battre entre cupides soldats, n’était ce pas votre paradis rêvé, Edsoniens, Toukinistes et autres Comistes illusoires. Étouffez donc avec les cendres de votre œuvre. Je pensais être désabusé et demeurer neutre face à ce fracas, me concentrer sur l’idiot Ex Ronin qui venait satisfaire une querelle oubliée et ressasser dans mon coin mes guerres passées et mes réussites oubliées, car tout n’est que poussière.
Mais votre mauvaise foi me fais encore une fois bondir de mon siège usagé. L’apocalypse ne vous a rien appris. Alors puissiez vous crever dans les charniers Janissaires. Puisse le Ronin déchire votre fausse étoile et abattre le mensonge qu’est votre puissance: un simple château de cartes.
Un jour peut-être viendra de ces cendres une nouvelle renaissance. En attendant, battez vous dans le silence des pierres d’un Éden calciné par vos vices. Vous avez voulu créer un monde à votre image; ne crachez pas sur ses règles quand elles vous touchent.
Quand à moi, je vais abandonner les vieilles querelles pour me lancer dans les véritables guerres. Les troupes Bolinges ont franchi la frontière avec le Darsorka dans la matinée. Puisse les chiots de tonton Edson avoir des crocs aussi féroces que quand ils aboient en meute.
Je ne vous salue pas. Je ne salue pas les fantômes. Même pas le revenant que je suis.