JOURNAL OFFICIEL D'AVALIA
Cycle 2222
Rubrique Technologie: La visite du centre spatial de Vroengard
Centre Spatial de Vroengard - Avalia
Le Centre Spatial de Vroengard, ouvert depuis peu, a déjà fait ses preuves au niveau international, surpassant ceux de pays plus puissants qu'Avalia en seulement une vingtaine de cycles. En effet, le ministre des Hautes Technologies a annoncé officiellement au peuple avalien ce discours mémorable:
Peuples d'Avalia, Elfes, humains et toutes créatures du pays, je m'exprime aujourd'hui pour vous annoncer une grande nouvelle, restée jusqu'à maintenant secrète: nous nous sommes lancés à la conquête de l'espace ! Et nos résultats ont de loin dépassés nos objectifs ! En effet, après de longues hésitations et démarches administratives, nous avons envoyé dans l'espace nos premiers astronautes. Et l'obtention d'un artefact nous a poussé à lancer une deuxième fusée, qui en 6 cycles seulement, a rapporté un deuxième objet de l'espace. Et cela fait 5 cycles que notre troisième vaisseau a été propulsé depuis la zone de lancement de la base spatiale. Mais tout cela n'aurai pas été possible sans l'aide et la participation de certains… Je remercie donc tout les laboratoires scientifiques d'Avalia qui ont participé au premier programme spatial avalien avec enthousiasme et perspicacité, ainsi que les ingénieurs de AvSpace, mais aussi vous, peuples avaliens, qui m'écoutez en ce moment sur vos postes radios, vous, pour avoir participé à l'expansion d'Avalia et de son influence, sans quoi nous n'aurions pas pu lancer ces trois fusées ! J'aimerai également remercier les Elfes, qui ont accepté de partager leurs connaissances millénaires sur l'espace et ses secrets; et enfin, l'Empereur Pistolet Missile Ier, qui nous a livré du matériel scientifique afin d'accélérer nos recherches, prouvant une fois de plus notre amitié infaillible !
Voici à présent une photo des maquettes des trois fusées prises par notre envoyé spécial:
- Fusée A1, lancée au cycle 2204
- Fusée A2, lancée au cycle 2210
- Fusée A3, lancée au cycle 2216
Ces trois fusées sont celles du premier programme spatial Avalia.
Les artefacts ramenées par les astronautes avaliens ressemblent à ceci:
Voici à présent une description du Centre Spatial de Vroengard par notre envoyé spécial:
Un hélicoptère privé du Centre Spatial m'avait embarqué à son bord à l'aéroport militaire de Dras-Leona. Après plusieurs heures de vol durant lesquelles j'ai pu apercevoir la chaîne de montagnes des Beorns, il n'y a plus que des forêts de sapins, la région des Elfes. Puis, nous survolâmes des paysages de toundra. J'aperçu un troupeau de rennes migrants vers le sud, plusieurs milliers de km plus bas. Le ciel était dégagé, il n'y avait pas un seul nuage. Vers 01:30, le pilote atterrit sur la piste du Centre Spatial de Vroengard, situé en haut d'une montagne, dominant le plateau de Vroengard. Je descendis de l'appareil qui continuait d'émettre un ronronnement sourd. L'air vivifiant et glacé de la nuit polaire empli mes poumons, me coupant le souffle. Le pilote m'annonça que la température ambiante était de -35 degrés celsius. Heureusement, une parka en peau d'élan m'avait été donné avant le départ, ainsi qu'une paire de moufles et des bottes fourrées. Le pilote, un homme petit mais svelte, me tendit une paire de jumelles à vision nocturne. Je regardais donc le plateau de Vroengard. J'embrassais du regard les hautes tours de lancement qui se dressaient comme des grattes-ciel à proximité des falaises donnantes sur l'Océan Polaire, glacé à cette période de l'année; j'examinais de loin les gigantesques igloos de ciment des centres de contrôle, les pistes enneigées des aires de lancement, entourées de petits lacs artificiels dont le but est de dissiper l'énorme vague de chaleur dégagée par les fusées au moment de l'envol. Le pilote m'expliqua que le Centre Spatial de Vroengard était un des lieux les plus mécanisés et électronisés du monde. C'était un musée de tout ce que la science, la recherche et la technique avaient pu produire de plus audacieux, ahurissant, colossal; c'était la plus futuriste exposition de ce que les hommes auraient pu admirer. Les trois cents kilomètres carrée de la base spatiale étaient entièrement occupés par des usines, des laboratoires, des casemates, des bunkers de dimensions inusitées, par des routes et des pistes. Plus loin s'étalaient, formant un violent contraste, les chalets des vingt-deux mille techniciens et scientifiques qui travaillaient au Centre Spatial. Ça et là surgissait le groin d'un missile, prêt à aller placer en orbite un satellite météorologique ou d'exploration. Je remontais dans l'hélicoptère, suivi du pilote, et nous descendîmes vers la plate-forme 39, d'où étaient parties les fusées de type A. Encore une fois, je descendit de l'appareil et escorté de deux vigils, le pilote me guida à travers le hangar de la zone 39.
[La suite n'a malheureusement pas pu être publiée pour des raisons de confidentialité, nous nous en excusons d'avance.]

