Monnaie internationale : Gondawa se porte bien
Sonaï Davernais – Publié au cycle 1426
La mise en place par le communauté internationale d'une monnaie unique d'échanges place Gondawa dans une posture très avantageuse sur la place internationale, et son économie intérieure s'en retrouve propulsée au rang des grandes puissances de ce monde. En parallèle d'une expansion territoriale réussie, qui lui a fait gagner plus de 300'000 km² de surface totale en quelques dizaines de cycles seulement, plusieurs mesures décidées par le gouvernement et le Président Naïko ont été mises en place pour accompagner ces changements majeurs, internes autant qu'externes.
La première, majeure, a été de multiplier les subventions destinées à l'amélioration des conditions de travail des ouvriers dans les usines de Gonda 9 et de Gonda 12, surfaces dans lesquelles la majeure partie des sites du secondaire sont installés. Dans les couches 2 à 7, les commerces ont également bénéficié de primes à l'installation nettement plus importantes qu'avant la réussite économique.
Nous avons interrogé un commerçant de Gonda 5, qui tient une échoppe de Mange-machines connectées : « Avant, j'avais du mal à vendre mes produits car les gens ne sortaient pas. Avec l'augmentation du coût de la vie, tous les Gondas sont partis travailler et personne de passait devant mon magasin. Mais avec les congés et la semaine à 10h, ils reviennent, et les subventions que le gouvernement m'a donné m'ont permis d'augmenter ma surface de vente et d'employer un nouveau salarié. »
Une réussite qui dépasse le cadre des petits commerçants, car l'université Gonda bénéficie aussi largement des externalités engendrées par le passage à la monnaie internationale. En effet, sa mise en place a forcé le gouvernement à revoir sa planification économique et, de fait, l'entière stabilité structurelle du pays. Une planification aujourd'hui davantage tournée sur la complémentarité des secteurs dans un pôle de compétitivité à grande échelle. Cet ensemble de scientifiques, d'entreprises de l'industrie et des institutions compétentes fournit à Gondawa une arme colossale dans son développement économique.
« La politique monétaire nouvelle, imposée par la communauté internationale, oblige le Président Naïko à changer de posture. C'est très intéressant du point de vue économique, parce que notre pays avait grandement besoin d'un renouveau. » explique Joïny Fervans, économiste et politologue à l'Université Gonda II. « Gondawa était en perte de vitesse depuis plusieurs dizaines de cycles, notamment dans le domaine de la grande industrie – par exemple, la production d'engins volants ou de mange-machines à grande échelle. La politique mercantiliste menée par le gouvernement a été terrible pour notre économie. » Le bilan que fait le professeur Fervans de la politique adoptée par le Président et privilégiant le commerce international pour augmenter sa trésorerie et se développer est sans équivoque.
C'est d'ailleurs l'avis dans la grande majorité de la classe scientifique, à laquelle on ajoute l'opposition, qui n'a eu de cesse, parfois dans des manifestations violentes, de contester les mesures mises en place par les autorités. Si les partis d'oppositions saluent un changement de direction « louable », certains groupuscules extrémistes sévissent déjà dans des manifestations pacifiques organisées par les ouvriers, dans lesquelles ils diffusent la violence en abiment l'image des Gondas qui veulent faire entendre leur voix.
Dans les prochains jours, le Gouvernement doit adopter une série de décrets visant à reprendre la main sur les entreprises privées pour accompagner au mieux la transition économique. Par ailleurs, la loi Luïkan sur la protection des sources d'eau chaude à proximité des usines de Gonda 8 devrait satisfaire les écologistes et faire entrer en douceur Gondawa dans son évolution.