LA CORSICA
Du maquis à la mer, la parole donnée.

Histoire
Le temps des clans. Aux origines, chaque vallée vivait repliée derrière ses montagnes, avec ses terres, ses troupeaux, ses chefs et ses rancunes. Les querelles de pâturages et de sources étaient fréquentes. Personne ne pensait à l'île comme à un seul pays.
Les Hivers des Sièges. Puis les empires de la mer sont arrivés. Leurs flottes ont pris les ports, brûlé les côtes et forcé les vallées une à une. Celles qui ont résisté seules sont tombées. Une seule a tenu : la Valle di Petra, parce que ses voisines lui ont envoyé du grain, des hommes et des feux d'alerte, sans rien demander en retour. Cet hiver-là a changé les esprits : on ne survit pas seul.
Le Pacte des Vallées. Au printemps, les chefs des neuf vallées se sont réunis à Corti et ont juré ensemble, devant témoins : plus jamais une vallée ne tombera seule. Ce serment a fondé le Grand Cunsigliu et le Palais de la Cunsulta, et unifié l'île sans rien retirer à l'autonomie des vallées.
Les Guerres de Reprise. Une fois unis, les Corses n'ont pas attendu qu'on revienne les chercher. Ils ont reconquis les ports un à un, refoulé les garnisons étrangères et repris tout ce qu'on leur avait pris. Ces guerres ont forgé l'armée du pays.
Le Serment de la Marche. Les anciens ont compris une chose : tant qu'un empire tient une côte voisine, une flotte peut en repartir. Le Grand Cunsigliu a juré que plus aucune menace ne serait attendue sur nos rivages. On irait la chercher chez elle.
L'âge de la Table. La paix revenue, ils ont bâti les institutions qui font vivre le serment : la Table Commune, un grenier partagé dans chaque village ; le Droit d'Abri, qui oblige tout foyer à recevoir un voyageur ou un réfugié ; et le Feu de Veille, tour de guet où chaque village prend son tour pour que nul ne dorme sans garde.
Aujourd'hui. La Corsica est un pays uni, sûr de lui et tourné vers le monde. Elle bâtit des alliances, commerce avec ceux qui tiennent parole, et n'oublie jamais ni un ami, ni un affront.
Le Chef
ClémAnt, dit U Capu, dirige la Corsica, porté à la tête du pays par le Grand Cunsigliu. Il gouverne selon le Pacte : peu de mots, des engagements tenus, une loyauté sans faille envers ses alliés. Et quand une menace se lève, il ne l'attend pas : il la prend de vitesse.
Gouvernement et institutions
La bannière de la Corsica, tête de Maure noire sur fond blanc, flotte sur chaque Feu de Veille, de la plus petite tour au Palais de la Cunsulta.

La Doctrine de la Marche
La Corsica ne se croit pas en sécurité derrière ses montagnes. Sa défense commence là où finit son territoire. Quatre principes la guident :
Une fois la guerre décidée, elle est menée à fond. Les Corses ne connaissent pas la demi-mesure.
Les Neuf Vallées


Peuple et valeurs
Le peuple corse est réservé, mais loyal. Il croit à trois choses : la parole donnée, l'entraide entre voisins et la mémoire des Sièges. On chante à plusieurs voix, on veille ensemble, on n'enterre personne sans que le village entier soit là. On n'oublie ni un service rendu, ni une dette.

Fêtes et traditions

Économie
Ce qui se produit dans une vallée profite aux autres : la Valle di Sole nourrit l'île, la Valle di Ferru l'arme, la Valle di Cristallu l'enrichit, la Valle di Mare l'ouvre au monde. Le port de Scogliu Biancu écoule le surplus vers les nations amies, et les pierres précieuses des montagnes servent autant à commercer qu'à sceller des alliances.
Armée et défense






Diplomatie
La Corsica offre l'abri aux nations qui tiennent parole et défend ses alliés comme ses propres vallées. À ceux qui la menacent ou la trahissent, elle ne promet pas une riposte : elle promet une offensive. Elle se souvient de chacun, ami comme ennemi.
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Clément de Corsica
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Clément de Corsica
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