Abou Doujana, l'hommes des ombres. Peu de dirigeants ont été entourés d'autant de mystère; aucun n'aura réussi à élever son aura d'ombre, de stratégie et de génie aux sommets de la gloire avant lui, et aucun ne réussiras bien après lui.


Les Ronins. Tel fut l'héritage pour beaucoup de l'hommes des ombres. Tel fut sa maison, tels furent ses élèves, tels furent sa fierté et son désarroi. Car quand le rideau tomba, que la noirceur se retira de la lumière du jour, ses héritiers ne furent à la hauteur de son héritage.


La Pègre. Une armée de brick et de brocs, seulement à première vue. Un bloc de mercenaires ayant abandonné la justification nébiennes irréalistes pour assumer pleinement ses objectifs et ses moyens. Et qui battit un à un tous ceux qui se raillaient d'elles, pour se hisser au sommet. Mais elle engloutit aussi ceux qui luttèrent avec vaillance: Papouasie, Qarth, Valdarie, Citadelle... de braves empires, d'immenses états, que les flots happèrent avant que ne vienne la nuit.


Le Sultan. L'homme trahis et aux fidèles les plus dévoués, haï et vénérés homme de valeurs et guerrier sans coeur, stratège des monts et impulsif par nature. De l'Eden aux Janissaires, il avait tracer son chemin entouré d'une foule d'étrangers: il l'acheva entouré de quelques amis.


Les orphelins de l'Escadron, déchirés entre allégeance au profit et défense d'un honneur guerrier, hésitant entre les fruits du commerce et leur attachement au champ de bataille. Désormais unis sous une bannière, celle d'hier aux couleurs de demain.


Les renégats, éternels résistants, solitaires combattants et tribuns de la déchéance. Eux se battent dans le camp des moins nombreux, ou marchent seul sous la Lune, par crainte de se consumer au soleil.


Voici les acteurs, voici la fable: un héritage, le monde post-Eden, les ombres consumées, crysanthèmes pour les fantômes, renaissance pour les guerriers et les néo-mercenaires. Mais la fable est pleine d'un venin: le mensonge. Si la plupart semblaient honnêtes, certains jouent trouble jeu, renient leur rôle et jouent à l'hypocrisie. Ils ne méritent l'anéantissement: mais ils valent la leçon de la franchise.


Ceux là seront châtiés. Un jour, une heure, s'abattront les flots, brûleront le paon et la le lynx, s'éteignent déjà pour certains. Se perdront le rhinocéros et le dragon, le Renard devras faire un choix, de même que la Colombe. Le Lion convoqueras sa cours, à ses côtés le Guépard. Mais le Loup ne viendras pas, pas plus que le Guépart. Déjà se prépareras une autre fable, celle du retour des ombres.


Je délire, pardonnez moi. Les vieux jours se font pressants, les fantômes ne font guère de bons narrateurs. Mais si d'aventure un aventurier déchiffre en ces crysanthèmes son destin, peut être feras t'il le bon choix.