Atanaï était une femme sans histoire. Elle était née dans les souterrains, avait grandi en suivant l’enseignement de son peuple. Elle était donc préparée à devenir une femme dans un Kass quelconque. 

Son père avait un petit Kass mais suffisant pour être un peu important mais sans plus. Cependant, elle n’était pas prête pour ce soir là. Elle ne savait pas, elle était trop jeune.

C’était un soir banal, elle avait 14 ans, elle discutait de tout et de rien avec les autres femmes et filles du Kass lorsque son père entra dans la pièce et au lieu de demander à une de ses femmes de le suivre, il l’appela elle, pour lui parler.

Elle se leva et le suivit dans la chambre de son père. Elle aurait dû s’en douter, la femme principale était là, en tenue cérémoniale mais elle refusa de voir la réalité.

Atanaï -: “Vous voulez me parler père?”

Père -: “oui, je vais faire de toi une personne plus importante, bien pour la famille. Viens par ici.”

Elle s’approcha, sans vraiment comprendre. Elle comprit lorsque la femme lui retira ses vêtements et l’allongea sur la couche nuptiale en l’embrassant. A ce moment-là, ses yeux se teintèrent de peur, elle avait comprit mais elle était incapable de réagir. La femme lui lia la tête sur ses cuisses, comme le voulait la cérémonie. Atanaï voyait son père s’approcher, nu, prêt à commettre l’irréparable et cela ne tarda pas. Elle passa une nuit de cauchemar.

Sa vie changea du tout au tout ensuite. Son père l'appela de nombreuse fois par la suite.

Elle fut présentée à plusieurs hommes, fils de différents hommes qui tous, profitèrent de son corps ce qui profitait à son père. Mais un problème se posa, elle ne donna jamais d’enfant et perdit peu à peu de la “valeur” et était de plus en plus délaissée.

Puis vint une bonne nouvelle, elle allait être mariée à un garçon, de 15 ans qui appartenait à une grande famille dont chacun des membres avaient de grand Kass. Mais elle allait être la femme d’un 10 ème fils, qui n'allait pas avoir un grand Kass du moins, c’est ce que tout le monde croyait car elle allait tirer les ficelles.

Le jour de son mariage, elle passa donc entre les mains des différentes femmes du Kass de son père afin d’être bien coiffée, bien apprêtée, de porter la tenue appropriée, toutes les modalités qu’il faut. Elle attendit ensuite et se dirigea vers l’autel de mariage une fois qu’elle fut appelée et là, elle attendit l’arrivée de son futur mari. 

Le garçon de 15 ans fit son entrée, accompagné de son père, il marchait fièrement, bombant le torse. Fier comme un paon et impatient.

La cérémonie se passa, sans accro.

Prêtre -: “Katan, fils de Turgal, acceptez vous de prendre comme épouse principale Atanaï ici présente?”

Katan -: “Oui! Je le veux!”

Prêtre -: “ Quand à vous, Atanaï, jurer vous d’oeuvrer pour le bien de votre mari?”

Atanaï -: “ Oui, je le servirai avec honneur comme une femme digne doit le faire!”

Prêtre -: “ Bien, vous pouvez aller terminer la cérémonie dans la chambre cérémonielle.”

Ainsi, les deux mariés s’isolèrent dans la chambre pour officialiser leur union.

Atanaï entra la première et sans complexe, elle libéra ses cheveux de la coiffure, libéra les broches qui retenaient sa tenue et enleva ce qui lui restait de vêtements. Ensuite, elle se tourna vers son mari qui était resté sur le pas de la porte, à la regarder.

Atanaï -: “ tu viens mon chéri? Nous devons passer par là pour officialiser notre union…”

Il s’avança, la regarda de haut en bas sans réagir, bouche bé et pantois, il avait du mal à réaliser que ceci était à lui maintenant, rien qu’à lui et ce jusqu’à leur mort.

Voyant qu’il ne réagissait pas, elle prit les devants. Elle l’embrassa tout en l’attirant vers le lit et en lui retirant ses vêtements. Les mains du garçon se perdaient sur son corps, à tâton, comme une brebi perdue qui ne savait pas où aller. Elle le guida, le laissant prendre ses repères autour de son corps. Mais il fallait avancer et elle le coucha sur le lit en se mettant au dessus de lui et lui fit découvrir des plaisirs que jamais il n’avait expérimenté. Pour Atanaï, ce fut aussi un soulagement. Son mari était plus que suffisant pour elle, d’une vigueur et d’une endurance parfaite. Ils leur fallu plus de trois heures avant de pouvoirs retourner à la fête du mariage.


La fête se passa bien. Elle profita de son nouveau mari et lui, profita d’elle.

Tout se passa comme prévu, la première semaine, elle lui fit découvrir tous les plaisirs puis, elle ne lui accorda plus rien.

Après une semaine d’abstinence, de privation et de refus, il lui demanda pourquoi elle lui refusait tout, elle, sa femme. A ce moment là, elle lui dit ce qu’elle attendait de lui, ce qu’il devait faire si il voulait à nouveau pouvoir profiter d’elle.

Commença alors un entraînement drastique destiné à le rendre fort. 

En coulisse, Atanaï négociait des accords, des alliances avec différents grands dirigeants, des personnes qui avaient de grand Kass ou d’autres, dans le but d’agrandir son Kass, son influence et en parallèle, son propre pouvoir et sa propre influence, devenant de plus en plus puissante et influente elle-même de ce fait. A ses 17 ans, Katan, se maria à sa huitième femme alors que deux ans auparavant, il n’était rien ou presque. Atanaï put ainsi expérimenter d’autres horizons, d’autre terrains ce qui lui plu énormément.

Le temps faisait doucement son oeuvre, le chef actuel devenait vieux, fatigué et il laissait de plus en plus voir des signes de vieillesse, signal d’une fin prochaine.

Ce jour là fut heureux pour Atanaï car elle venait de marier une neuvième femme à son mari et deux autres étaient enceintes mais surtout, on vint lui annoncer la bonne nouvelle. Le chef était mort.

Allait donc être organiser le Triumph, un tournoi immense où divers prétendants à la succession s’affrontent dans un duel à mort ou pas très loin. En ressortait le nouveau chef qui avait donc toute puissance incontestée car il prenait l’habitation du précédent chef mais aussi et maintenant, plus important que jamais, le Kass de celui-ci. Non seulement, c’était le plus grand Kass, héritage de tous les anciens chef.

Atanaï présenta donc Katan au tournoi, déjà sûre de sa victoire. Et alors, après, les choses sérieuses pourront réellement commencer.