Note personnelle de l'historien Frederick Vladivost, décédé récemment du fait de son grand âge, dans un de ses ouvrages.
« Levez-vous mes chevaliers ! Vous l’orgueil, le sang, le cœur battant de notre Empire ! Qu’importe la mort, qu’importe la ruine, avançons au-devant de notre destin sans faillir ! Que le dragon écrase les ennemis qui le menacent ! »
Konrad III à la bataille des champs pourpres

Les Drachenritters
Enfants chéris d’Ulric dont-ils respectent les préceptes, fidèles parmi les fidèles des kaizers, les drachenritters forment l’épine dorsale de notre nation. Ils sont notre orgueil, notre fierté et l’incarnation des valeurs du Raden. L’honneur, la fidélité, le courage, sont les fondements même de leur ordre millénaire qui n’a jamais failli à ses devoirs. Un dévouement que ces hommes et femmes, dont les rangs ont été cruellement clairsemés par les malheurs qui se sont abattus sur Ulpham, poursuivent sans faillir encore aujourd’hui.
La particularité de ces preux, mis à part des qualités physiques supérieures, est sans aucun doute leur usage particulier des arcanes magiques. Si cet art est des plus banals sur notre continent, les chevaliers se distinguent clairement par leur maîtrise purement guerrière, affutée depuis l’enfance, de celle-ci. L’histoire du Raden, jusqu’à une époque récente, regorge des récits de ces formidables combattants, capables de déchaîner les éléments de leur simple volonté.
Véritables dieux des champs de bataille durant l’époque antique et médiévale, qui furent à l’origine de l’expansion de la cité-état du Raden, ils en restèrent les seigneurs même quand le canon crut supplanter leur force et leur courage. Car comme leur mère la guerre, ils évoluèrent, portés par le génie de nos scientifiques. Les lames à énergie remplacèrent l’acier des armes. Le blindage, la modernité, vinrent s’intégrer à ces armures si chères au cœur de ces preux. Malheureusement, du fait des fléaux qui ont touché notre glorieux Empire, ces savoirs ont été perdus dans le tréfonds des abysses, nous réduisant à entretenir avec un soin tout particulier les exemplaires qu’il nous reste.
Cependant, depuis cette heureuse alliance avec l’Arche, je dois avouer que mon fatalisme primaire sur l’avenir de l’Empire s’est mué en un espoir rayonnant. De par leur aide, les forges de la cité de Hellainheim se sont remises en route ! De par leur aide, certaines de nos forteresses, restées trop longtemps inoccupés, balayées par les vents glacés qui les avaient rendues silencieuses, retrouvent ses habitants ! De par leur aide, je suis certain que nous redécouvrirons notre savoir perdu ! L’Empire peut se relever de ses cendres ! Nous pouvons retrouver notre gloire passée ! Puisse le dragon reprendre son envol et resplendir de mille feux !